lundi 28 décembre 2009

Drucker (peter)


Peter Drucker adulé

The Economist, 21 novembre 2009

Paru dans Liaisons Sociales Magazine, N° 107 du 01/12/2009
Rubrique : Actu
Sous rubrique : Ailleurs
Auteur(s) : S.F.
Publication au format PDF
Courants et tribus de management sont aussi variés que possible mais tous se sont retrouvés, note The Economist, autour de la célébration du centenaire de la naissance du gourou du management Peter Drucker. Quatre ans après sa mort, il continue de fasciner, explique l’hebdomadaire. D’abord parce qu’il a contribué à ce que le conseil en management devienne l’un des business les plus lucratifs du siècle dernier (il représente aujourd’hui 300 milliards de dollars par an). Les livres de management sont souvent des best-sellers et les gourous peuvent se faire payer 60 000 dollars la conférence. C’était ensuite un apôtre du management, un moteur capable, selon lui, de « transformer une foule en une organisation et l’effort en performance ». Enfin, il frappe également par son aspect visionnaire, conclut l’hebdo. La publication de Concept of the Corporation sur le management de GM en 1946 reste d’une étonnante actualité.

Fonction publique de l'Etat - Politique sociale


L’État, aussi, doit balayer devant sa porte

Paru dans Liaisons Sociales Magazine, N° 107 du 01/12/2009
Rubrique : Éditorial
Auteur(s) : Jean-Paul Coulange ,Rédacteur en chef
Publication au format PDF
Récapitulons : au 1er janvier prochain, les entreprises qui n’auront pas signé d’accord ou engagé un plan d’action en faveur de l’emploi des seniors se verront pénalisées à hauteur de 1 % de leur masse salariale. Toujours au 1er janvier, les récalcitrantes qui n’auront pas fait le moindre effort en direction des personnes handicapées seront taxées. Jusqu’à hauteur de 13 000 euros par an et par emploi manquant par rapport au taux légal de 6 %. Au 1er février, les sociétés de plus de 1 000 salariés devront avoir conclu un accord ou lancé un plan d’action sur le stress au travail. Et Xavier Darcos n’exclut pas de légiférer, de nouveau, l’année prochaine, avec sanctions à l’appui, sur l’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes.
Bref, le bâton est de sortie. S’agissant de l’emploi des personnes handicapées, on ne se plaindra pas de ce haussement de ton. Mais il est légitime de se demander ce qui sortira de l’obligation de négocier tous azimuts imposée par l’État au secteur privé. Notamment sur la question des seniors. Avec l’accord de branche qui vient d’être signé, par exemple, dans l’industrie pharmaceutique, et qui exonère de sanctions les entreprises de 50 à 300 salariés, l’objectif est de passer d’un taux de recrutement de salariés âgés de 50 ans et plus de 3,25 % actuellement à… 4,10 % en trois ans. En ce qui concerne les risques psychosociaux, on est en droit de s’interroger, également, sur l’ambition de certains accords d’entreprise bouclés à la va-vite.
Mais il y a plus grave. Car, une fois de plus, l’État gendarme est loin de montrer l’exemple. Ainsi, la proportion de travailleurs handicapés dans la fonction publique n’était que de 3,5 % en 2005. Et si elle s’améliore, avec 4,5 % en 2008, elle reste très en deçà du taux légal. Or, que l’on sache, la sensible aggravation des sanctions financières appliquées aux entreprises privées ne sera pas infligée aux administrations en 2010. En outre, celles-ci ne versent une contribution pécuniaire à l’équivalent de l’Agefiph pour la fonction publique que depuis 2006.
Pour ce qui est de la santé au travail, on ne peut que se réjouir de la récente conclusion du premier accord du genre dans la fonction publique. Mais force est de constater qu’étendre les compétences des actuelles commissions d’hygiène et de sécurité aux conditions de travail en les transformant en véritables CHSCT témoigne du retard accumulé dans le secteur public. Enfin, sur l’égalité entre hommes et femmes, il y aurait beaucoup à dire. Avec 12 % de femmes préfets, 15 % dans les directions d’administration centrale – ce qui correspond peu ou prou au taux de 13,5 % observé dans les comités de direction des 500 premières sociétés françaises et une seule femme à la tête du cabinet de l’un des 20 ministres du gouvernement Fillon, une chose est sûre : l’État employeur ne s’applique pas les obligations qu’il assigne aux entreprises privées.

Loi de financement de la sécurité sociale - parue au JO - majoration retraite pour enfant


La loi de financement de la sécurité sociale pour 2010 est publiée

Paru dans Liaisons Sociales, N° 15514 du 29/12/2009
Bibliothèque : BREF SOCIAL
Rubrique : Législation et réglementation

Publication au format PDF
Amputée de dix articles par le Conseil constitutionnel, le 22 décembre dernier (voir Bref social n°15512 du 24décembre 2009 ), la loi de financement de la sécurité sociale pour 2010 a été publiée au JO du 27 décembre.
Les articles incriminés ont été qualifiés, par les sages du Palais Royal, de cavaliers législatifs au motif qu'ils n'entraient pas dans le champ des lois de financement de la sécurité sociale, tel que défini par la loi organique du 2 août 2005. Les mesures invalidées portaient, notamment, sur les assistants maternels et les conditions de vente des médicaments. Le gouvernement a toutefois immédiatement réagi en indiquant, le 22 décembre, qu'un nouveau vecteur législatif serait présenté au Parlement pour mettre en oeuvre les mesures remises en cause.
Les principales dispositions de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2010 ont toutefois été déclarées conformes à la Constitution.


97 articles validés
La loi prévoit notamment la réforme de la majoration de durée d'assurance vieillesse pour enfant , le doublement du taux du forfait social et des prélèvements sociaux applicables aux régimes de «retraites-chapeaux ». Elle intensifie la lutte contre la fraude aux prestations sociales et transpose, en partie, les mesures arrêtées par les partenaires sociaux en mars 2007 pour inciter les entreprises à s'engager dans une démarche de prévention desaccidents du travail et maladies professionnelles.
Loi n° 2009-1646 du 24 décembre 2009, JO 27 décembre, p. 22392

Médiation et conflits du travail


Le dialogue plutôt que l'affrontement

Paru dans Entreprise & Carrières, N° 981 du 15/12/2009
Rubrique : Éditorial
Auteur(s) : MYRIAM DUBERTRANDRédactrice en chef
Résoudre les conflits en privilégiant le dialogue. Telle est la philosophie de la médiation. Au chapitre des avantages de cette méthode de règlement des conflits via l'intervention d'une tierce personne : la souplesse, la rapidité, la confidentialité et, surtout, l'aboutissement à un accord librement consenti par les parties et non à une solution imposée par un juge à l'issue d'un procès qui peut être long et fastidieux.
Sur le papier, la démarche a de quoi séduire. Pourtant, sur le terrain, et notamment en matière de conflits du travail, force est de constater que les expériences restent encore rares (certains affirment même qu'il y aurait plus de médiateurs que de médiations !) et... ne sont pas toujours concluantes. Défaut de jeunesse ? Manque de structuration de la discipline ? Suspicion de la part tant des salariés que des directions ? Résistance des juges ? Ou, plus simplement, manque d'information ?
Reste qu'avec une directive européenne à transposer, des rapports, des expérimentations et des soutiens politiques et judiciaires, les choses ont toutes les chances d'évoluer rapidement. Une occasion à saisir pour les casques bleus des conflits du travail.

Santé au travail - Le stress- Néociations


SANTÉ AU TRAVAIL

L’entreprise et la négociation sur le stress au travail



  Xavier Darcos demande d’engager avant le 1er février 2010 un nouveau chantier sur le stress au travail pour les entreprises de plus de 1 000 salariés. Vade-mecum pour déminer le terrain et aboutir à un bon accord.



Quelques semaines pour construire les diagnostics nécessaires à la conclusion d’un accord susceptible de convaincre à la fois le comité de direction, les salariés, les délégués syndicaux, les représentants du personnel, le ministère et les média. Voilà qui s’ajoute, en ces temps de crise, à une longue liste, alors même que la réforme de la représentativité, la seconde réforme de la formation professionnelle et les nombreux sujets denégociation obligatoire ne sont pas forcément tous sur les rails, loin s’en faut.
Que faire pour que ce ne soit pas le chantier de trop, la négociation de tous les dangers, de tous les blocages, tant le sujet met à l’épreuve l’ensemble de la régulation sociale de l’entreprise ?
Cet article se veut un vade-mecum, sorte de mini-guide pratique pour préparer la négociation. Il s’efforce de déminer le terrain… dans cette zone à traverser où les cartes et les sentiers sont loin d’avoir été sécurisés.
Nous avons retenu, pour ce faire, quatre lignes de force particulièrement structurantes :
1. Identifier les contraintes et les risques ;
2. Elaborer le diagnostic stratégique et 
pratique ;
3. Articuler le plan d’action et les thèmes de la négociation ;
4. Conduire la négociation jusqu’à son terme.


IDENTIFIER LES CONTRAINTES ET LES RISQUES

Contrainte de temps
La première contrainte, et non des moindres, est la contrainte de temps. « Le ministre accélère […] l’application de l’accord interprofessionnel de 2008 (1) en proposant que sa transposition soit négociée au niveau le plus directement opérationnel, celui de l’entreprise. A partir d’un diagnostic partagé, ces négociations devront avoir été engagées et avoir avancé avant le 1er février 2010 » (2). 
Les 2 500 entreprises visées devront donc avoir élaboré à cette date un diagnostic et décidé d’une démarche.
Ce qui invite ainsi et en un temps record :
– à construire un diagnostic ;
– à déterminer une stratégie ;
– si l’on négocie, à situer la négociation dans une déclinaison de l’ANI du 2 juillet 2008.

Aucune sanction directe n’est prévue, mais les entreprises qui n’auront rien fait seront soumises, dans un premier temps, à la pression médiatique : leur nom figurera dans la catégorie des mauvais élèves sur une liste diffusée sur le site gouvernemental :www.mieux-travailller.gouv.fr.
La première question devient alors pour le DRH : comment dilater le temps, optimiser les efforts, valoriser les diagnostics et les actions déjà en place dans l’entreprise ?


 Source: les cahiers du DRH

Mutuelles - hausse des cotisations

Source Annuaire SECU
Complémentaires santé. Les cotisations des mutuelles devraient augmenter d’environ 5 % en 2010
28/12/09 - En 2010, les Français devront davantage mettre la main au portefeuille pour s'offrir une complémentaire santé. "Les cotisations devraient augmenter d'environ 5 %", affirme Jean-Pierre Davant, le président de la Mutualité française, interviewé par Le Parisien (28-12). Pour justifier l'augmentation des cotisations, les mutuelles mettent en avant l'augmentation des dépenses de santé, comme chaque année, de 3 % mais aussi la hausse du forfait hospitalier ou les dépenses liées à la grippe A.   rappelle que l’an dernier, malgré une "ponction" de 1 milliard d’euros due à la taxe de 3,4 % sur le chiffre d’affaires des mutuelles, nombre d’entre elles "avaient fait l’effort de ne pas répercuter cette taxe sur les cotisations". Mais vu sa pérennisation, "nous sommes donc obligés de la répercuter sur nos adhérents", justifie le président. Le renoncement à l’acquisition d’une mutuelle risque de se développer. "Malgré les dispositifs d’aide, de plus en plus de Français n’ont d’ores et déjà plus les moyens de cotiser à une complémentaire et renoncent à des soins primaires", déplore Jean-Pierre Davant  Et "c’est une erreur grave de penser que l’assurance maladie peut réduire son déficit en transférant une part de ses dépenses sur les complémentaires. Le vrai problème, c’est de réorganiser notre système de santé, de mieux maîtriser les dépenses", plaide-t-il. Et il propose de revoir en profondeur la manière dont on rembourse les médicaments, "avec par exemple un taux de remboursement unique des médicaments par la Sécurité sociale".
> « Elles répercutent les nouvelles charges » :
http://www.leparisien.fr/economie/elles-repercutent-les-nouvelles-charges-28-12-2009-757789.php

JO




Par arrêté du Premier ministre en date du 1er janvier 2010, M. Christophe Malvezin, ingénieur en chef des ponts, des eaux et des forêts, est nommé membre du conseil d'administration de l'Office national des forêts, en qualité de représentant du Premier ministre.
Décret du 1er janvier 2010 portant nomination au conseil d'administration de l'Office national des forêts
1/ Décret légion d'honneur nouvel an
Décret n° 2009-1744 du 30 décembre 2009 pris pour l'application de l'article 1-3 de la loi n° 84-834 du 13 septembre 1984 relative à la limite d'âge dans la fonction publique et le secteur public 
2/Arrêté du 28 décembre 2009 fixant la liste des organismes dont les stages ou sessions sont consacrés à la formation économique, sociale et syndicale (YG ne semble pas s'appliquer à la FP)
3/Décret n° 2009-1677 du 29 décembre 2009 pris pour l'adaptation de la délimitation et de la réglementation du Parc national des Cévennes aux dispositions du code de l'environnement issues de la loi n° 2006-436 du 14 avril 2006 
4/Circulaire du 29 décembre 2009 relative au Guide de bonnes pratiques en matière de marchés publics
5/Décret n° 2009-1776 du 30 décembre 2009 pris pour l'application de l'article 31 de la loi n° 2009-594 du 27 mai 2009 pour le développement économique des outre-mer et relatif au fonds exceptionnel d'investissement outre-mer
Décret n° 2009-1767 du 30 décembre 2009 relatif à la procédure d'instruction des déclarations d'accidents du travail et maladies professionnelles des salariés et des non-salariés des professions agricoles 
6/Arrêté du 22 décembre 2009 relatif à l'affectation au sein d'autorités administratives indépendantes d'ingénieurs des ponts, des eaux et des forêts servant en position d'activité 

7/Arrêté du 26 novembre 2009 modifiant l'arrêté du 3 mai 2002 fixant les conditions d'attribution de la nouvelle bonification indiciaire dans les services centraux et dans les services déconcentrés du ministère de l'agriculture et de la pêche pour les personnels exerçant des fonctions de responsabilité supérieure 
8/Arrêté du 18 décembre 2009 fixant les modalités d'organisation de la formation des ingénieurs des ponts, des eaux et des forêts recrutés par la voie du concours externe sur titres et travaux prévu à l'article 5 (2°) du décret n° 2009-1106 du 10 septembre 2009 portant statut particulier du corps des ingénieurs des ponts, des eaux et des forêts 
9/Décret n° 2009-1388 du 11 novembre 2009 portant dispositions statutaires communes à divers corps de fonctionnaires de la catégorie B de la fonction publique de l'Etat (rectificatif) Texte d'origine non consolidé à ce jour.
10/Arrêté du 14 décembre 2009 relatif à la dématérialisation des procédures de passation des marchés publics 

11/Décret n° 2009-1599 du 18 décembre 2009 portant fixation du taux de la contribution employeur due pour la couverture des charges de pension des fonctionnaires de l'Etat et des magistrats (Article 1 Le taux de la contribution employeur à la charge de l'Etat prévue au 1° de l'article L. 61 du code des pensions civiles et militaires de retraite est fixé à 40,14 % pour les personnels civils)